Chrono Trigger est le fruit du projet censé fêter les 10 ans de Square. Pour se faire, la société a chargé Kazuhiko Aoki, producteur du projet, de réunir une « Dream team » au sein de laquelle on retrouvait :
- Hironobu Sakaguchi (fondateur d’une toute petite série totalement inconnue : Final Fantasy) supervise le projet ;
- au character design, un mangaka travaillant déjà sur les Dragon Quest chez Enix et auteur d’un manga anecdotique (Dragon Ball) : Akira Toriyama ;
- le scénario tenant sur un ticket de métro a été écrit par Masato Kato, qui récidivera plus tard dans Chrono Cross (la suite de Chrono Trigger, sorti sur Playstation en 1999) et Xenogears (sur Playstation également) ;
- des musiques insipides composées par un débutant : Yasunori Mitsuda, épaulé par Nobuo Uematsu.

Chrono Trigger est sorti pour la première fois le 11 Mars 1995 au Japon, le 22 Août 1995 en Amérique du Nord et le 6 Février 2009 en Europe… On peut dire que la localisation dans nos contrées aura mis BEAUCOUP de temps !
Mais au final, qu’est-ce que ça donne ? La première chose que l’ont constate, ce sont les graphismes, très fins pour de la snes. Accompagnant cet aspect visual attrayant, les oreilles sont également envoûtées par les musiques et les effets sonores. C’est bien simple, les morceaux « vite oubliés » sont largement minoritaires par rapport aux musiques qui sont maintenant devenues cultes.

Vous voilà donc dans la peau de Chrono, sosie de San Goku (Toriyama oblige), profitant de la fête organisée pour célébrer les 1.000 ans depuis la fondation du royaume de Gardia. Sur votre chemin pour aller rencontrer Lucca, votre amie d’enfance, vous tombez sur une jeune fille vous priant de l’accompagner sur la place de Lynne. Celle-ci, après un instant d’hésitation (?), annonce s’appeler Marle. Après avoir parié aux courses, picolé comme un trou et dévoré les panier-repas des autres, vous retrouvez finalement Lucca en train de présenter sa toute dernière invention : le telepod, censé téléporter quelqu’un d’un point à un autre. Courageux comme vous êtes, vous vous portez volontaire pour inaugurer cette machine peu fiable. Coup de chance, tout se passe sans embrouille (à la grande surprise des inventeurs ^^’). Marle tente également le coup… mais comme il fallait bien que les choses partent en cou***** à un moment, celle-ci disparaît dans un vortex, ne laissant derrière elle que son pendentif. Poussé par Lucca, vous vous dévouez pour tenter de la rejoindre afin de la ramener. De l’autre côté de ce portail se trouve une petite vallée. Vous découvrirez rapidement que vous avez été propulsé 400 ans dans le passé et que le monde est en guerre contre le Magistère. S’en suivront de nombreuses péripéties, des coups de théâtres, des révélations surprenantes et des moments épiques.

Le système de combat est un autre élément ayant fait la renommée du jeu. Tout d’abord, zéro rencontre aléatoire. Une grande majorité des ennemis sont déjà présents sur la carte, ce qui fait qu’on peut ± facilement esquiver la plupart des combats simplement en évitant les ennemis. Autre point notable, aucun changement d’écran entre la phase d’exploration et la phase de combat. Vous marchez avec groupe de 3 personnages, vous voyez un ennemi, lui foncez dessus, un menu apparaît et c’est parti ! Le menu justement, on ne peut plus simple : attaquer, techniques et objets. « Attaquer » permet d’utiliser des objets et « Objets » permet d’attaquer les ennemis… ou l’inverse. Une barre ATB (comme dans Final Fantasy IV et les suivants) régule le nombre d’actions des personnages.
Au niveau des techniques, il s’agit de « magies » aux effets divers (attaque, soin, protection, etc) et consommant des PM. Le truc classique, là encore. La véritable originalité consiste à pouvoir combiner ces techniques individuelles en techniques duo afin accroître leurs effets respectifs où en créer des nouveaux (attaque de zone, au lieu d’attaquer un seul ennemi, soin multiple au lieu d’un soin sur une personne, etc). En plus de cela, il existe également des techniques trio ! Au final, ils n’y sont pas allé dans la dentelle : 56 techniques solo (toutes différentes), 50 techniques duo et 15 techniques trio (dont 5 « secrètes ») pour 7 persos jouables.

Le menu principal est tout à fait classique lui aussi : statut, inventaire, techniques apprises… Le menu permet de voir les caractéristiques des personnages et de changer d’équipement. Chaque personnage à son propre type d’arme, les protection se composant d’un casque et d’une armure et l’on peut équiper nos héros d’un accessoire aux effets très diversifiés (augmentation d’une stat’, effet berserk permanent, possibilité de contre-attaquer, diminution de la consommation de PM, etc).

Comme vous l’aurez compris, Chrono Trigger associe des éléments extrêmement classiques (même à l’époque) du domaine du Classic-RPG, tout en innovant sur d’autres points. Côté innovation, il manque la principale : l’apparition pour la première fois dans un jeu vidéo du new game +. Il consiste à pouvoir, une fois le jeu terminé une première fois, recommencer une nouvelle partie avec les personnages (niveaux, stats et techniques apprises) et l’inventaire de la partie précédente ! À quoi cela peut-il bien servir ? À débloquer les autres fins pardi ! Il y en a 12 en tout (13 sur Nintendo DS), plus quelques variantes ± mineures en fonction de ce que l’ont a fait (ou pas) durant le jeu. Cela multiplie évidemment la durée de vie qui atteignait les 20-25 heures de jeu pour une première partie en incluant les 6 (mais plutôt 7 en fait ^^) quêtes secondaires. Cela peut paraître peu, mais ce sont 25 heures intenses qui vous attendent.

Au final, Chrono Trigger est devenu une référence au fil des années, considéré comme l’un des meilleurs RPG SNES (LA console des RPG « old-school »), sur le podium avec Final Fantasy VI et * titre à inclure en fonction du goût du lecteur *. Le classement final donne généralement Chrono Trigger et Final Fantasy VI ± ex-æquo, histoire de ne fâcher personne. C’est vous dire la qualité du titre.
Auteur(s) : Breizh
Dernière édition : 31/10/09